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ChatGPT pour un·e avocat·e en Suisse : ce qui est utile, ce qui est dangereux
ChatGPT est un excellent assistant de rédaction et un piètre juriste suisse. La distinction n'est pas cosmétique — s'y tromper, c'est passer d'un gain de temps à une faute professionnelle. Voici la ligne.
Beaucoup d'avocat·e·s utilisent déjà un assistant IA généraliste — souvent en cachette, rarement avec une règle claire. La bonne question n'est pas « est-ce permis », mais « pour quelles tâches ». Un outil généraliste excelle sur la forme et échoue sur le fond juridique suisse. Séparez les deux et il devient utile ; confondez-les et il devient un risque.
Ce que ChatGPT fait bien
- Reformuler et clarifier — transformer des notes en prose lisible, resserrer un paragraphe, varier un ton.
- Structurer — plan d'un mémo, table des matières, checklist de points à traiter.
- Traduire un premier jet (à relire) et adapter un registre.
- Brainstormer des angles — hypothèses à explorer, contre-arguments à anticiper.
Sur ces tâches, aucune source n'est en jeu : le risque est faible et le gain réel.
Les trois usages dangereux
1. Lui demander le droit — il invente des sources
Un modèle généraliste produit des numéros d'articles et des références d'arrêts plausibles… et parfois inexistants. L'étude de Stanford HAI a mesuré 17 à 33 % d'hallucinations même sur des outils juridiques spécialisés ; un généraliste fait pire. Une citation inventée reprise dans un mémo, c'est votre signature en dessous. Pourquoi l'IA invente des arrêts →
2. Y coller un dossier — le secret professionnel
Décrire une situation avec des éléments identifiants, c'est transmettre des informations couvertes par le art. 13 LLCA à un serveur souvent étranger, parfois utilisé pour entraîner le modèle. La nLPD s'ajoute dès qu'il y a des données personnelles. La liste de contrôle avant d'y confier un dossier →
3. Compter sur lui pour le droit à jour — il vit dans le passé
Les données d'entraînement ont une date de coupure. Sur une réforme récente — la révision successorale de 2023, une renumérotation de loi — un généraliste applique volontiers l'ancien état du droit avec aplomb. En droit suisse qui bouge, « confiant » n'est pas « correct ».
La règle simple. Utilisez un généraliste pour la forme (écrire, structurer, reformuler), jamais pour le fond juridique suisse (quelle base légale, quel arrêt, quel délai). Pour le fond, il faut un outil qui vérifie ses sources dans le corpus officiel — et, dans tous les cas, l'avocat·e vérifie et signe.
La différence avec une IA juridique dédiée
Un outil juridique suisse sérieux ne devine pas le droit : il le récupère dans un corpus officiel et vérifie chaque citation avant de l'afficher, hébergé en Suisse pour rester compatible avec le secret professionnel. C'est précisément la frontière entre un gain de temps et un risque — et ce pour quoi Juralis est construit.
Le fond juridique, avec des sources vérifiées
Chaque citation contrôlée à sa source, hébergée en Suisse. Gardez ChatGPT pour la forme ; confiez le droit suisse à un outil qui ne l'invente pas — 7 jours gratuits, sans carte.
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